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Pièce actuellement en représentation au Palais des  Glaces à Paris, elle fut écrite en en 1971 par Ray Cooney et John Chapman et adapté par Sébastien Castro.

Vaudeville anglais du début des années ’70, cette pièce montre certaines des limites que l’on atteind lorsque l’on adapte, transpose une œuvre à travers le temps et l’espace.
On retrouve dans ce vaudeville les éléments classiques du genre : les couples légitimes, les couples illégitimes, la bonne, les éléments perturbateurs. Par contre ce qui passe moins bien, c’est l’usage comique de la bisexualité  de l’un des personnage et de l’homosexualité supposé d’un autre. Dans l’Angleterre du début des années ’70 cela était certainement un ressort comique fort mais en France aujourd’hui cela tombe un peu à plat : l’homosexualité ne prête plus à rire du point de vue du bon père de famille, à moins bien sûr qu’elle rie d’elle même ce qui n’est bien évidemment pas le cas ici.

Même si les portes claquent, même si les protagonistes se croisent et que le décor met en valeur l’histoire, la mise en scène manque un peu de rythme et de souffle. Ce qui porte réellement cette pièce, c’est le jeu des acteurs qui insuffle le mouvement et la vie aux personnages.

Alors si vous êtes amateur de vaudeville et bon public comme moi, alors c’est l’occasion de passer un bon début de soirée.

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Notre Estranger (celui qui vit au-delà de la Petite Ceinture, voire même de la Grande) débarque donc à Paris, en général en groupe, principalement pour s’y divertir : touriste ou missionné par sa boîte, un changement de cadre ça fait toujours plaisir. Il a donc la banane jusque là, le zygomatique bien échauffé par ses collègues de troupeau.

Or doncques, il était fatidique que la confrontation de l’Estranger au Peuple du Métro provoque la déflagration culturelle propre à la genèse du cliché : les parisiens, ils font que faire la gueule. Toutes les extensions sont permises : ils sont stressés, antipathiques, j’en passe et des meilleures.

Sauf que ? Ben oui sauf que.

La promiscuité dans les transports en commun, le fait qu’ils soient blindés, qu’ils ne fonctionnent pas vraiment bien, ce sont des facteurs qui pèsent très très lourd en termes de fatigue et de stress, surtout quand on les vit au quotidien, dans le sens aller comme dans le sens retour, et qu’on essaie d’avoir une vie en-dehors du Saint Travail (genre : emmener les grumeaux chez le dentiste, essayer d’arriver au Franprix avant la fermeture parce qu’il n’y a vraiment plus rien dans le frigo…).

C’est pour ça que les Sauvages me font bien marrer quand ils promènent leur argument favori contre les parisiens « oulala, ben les parisiens ils font que faire la gueule dans le métro ». Ben oui quoi, c’est sûr qu’avec une vieille qui empeste le parfum capiteux pour planquer d’autres effluves et te fait la morale parce que tu as osé t’approcher un peu histoire de ne pas écrabouiller le môme à côté, et le vieux qui a la prostate qui a envie de refonctionner, le djeun qui confond le rire avec le cri de la hyène ou qui s’est acheté un casque tout pourri, les touristes qui prennent leurs aises et causent en hurlant en se disant que personne ne va les comprendre (ça m’arrive de leur répondre dans leur langue, j’ai des notions de la plupart des langues des pays limitrophes tout de même)… c’est sûr, avec tout ça, le parigot-tête-de-veau a vachement envie de s’afficher en smile permanent.

Et puis imaginez, si tous ces gens souriaient tout le temps :

Un métro peuplé de Jokers ?

Un métro peuplé de Jokers ?

Rassurant non ?

Aaah, Paris, sa Tour Eiffel, ses parisiens, son Moulin Rouge, ses touristes… Il suffit que je m’éloigne un peu dans le Monde Sauvage au-delà de la Petite Ceinture pour me prendre en pleine poire les clichés qui vagabondent dans les imaginations paresseuses des indigènes qui croisent mon chemin.

Alors voilà, marre quoi. A nous, les clichés, z’allez voir de quel bois on se chauffe.